Histoire de joinville le Pont 94

En 1830, Laurent-Nicolas Pinson (1788-1867), marchand de bois, fils de Laurent-François Pinson, devient maire de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Le conseil municipal et son maire, Laurent-Nicolas Pinson, obtiennent du roi Louis-Philippe que la commune soit désormais appelée Joinville-le-Pont en l’honneur de François d’Orléans, prince de Joinville (18181900), troisième fils de Louis-Philippe.

L’ordonnance royale du  autorise ce changement d’appellation[7], auquel on adjoint « -le-Pont » pour éviter la confusion avec Joinville dans la Haute-Marne.

Pendant le siège de Paris, la municipalité de Joinville est déplacée dans la capitale. Le château de Poulangis est un point stratégique au cours de la sanglante bataille de Champigny, étant avec la ferme du Tremblay la seule construction dans la plaine.

Le général Ducrot y installe son quartier général. La bataille qui dure du 30 novembre au  a lieu à Champigny et Joinville entre les troupes françaises et allemandes, tandis que les troupes nationales ont détruit le pont de Joinville. On comptera 2 000 morts.

La ville de Joinville le pont est particulièrement connue depuis le xixe siècle pour ses guinguettes, installées le long de la Marne.

Les Parisiens venaient y passer leur dimanche au bord de l’eau en empruntant le chemin de fer de la ligne de Vincennes, dont le terminus coté Paris se trouvait place de la Bastille, devenue aujourd’hui la ligne de RER A.

Des maisons secondaires sont alors construites au bord de l’eau afin d’y venir pour flâner le week-end. Elles sont divisées en plusieurs pièces indépendantes pour trois ou quatre familles.

Aujourd’hui ces « appartements » ont fusionné pour donner de belles villas à 20 minutes du centre de Paris.

On retrouve des témoignages de cette époque à travers différents tableaux ou différentes œuvres littéraires, telles que le roman d’Émile Zola, Au Bonheur des Dames.

Aujourd’hui subsistent encore quelques guinguettes, telles que Chez Gégène, qui s’animent pendant les week-ends de la belle saison.

Pendant la Première Guerre mondiale, Joinville accueille un hôpital canadien.

En 1921, Pathé y installe ses studios de cinéma qui, malgré diverses tribulations, dureront jusqu’en 1987.

En 1929, la ville de Paris annexe la totalité du bois de Vincennes, amputant Joinville d’une partie de son territoire et notamment de l’hippodrome de Vincennes et de l’école de sports, devenue INSEP.

Le , une importante bataille oppose des Forces françaises de l’intérieur (FFI) aux soldats allemands. Elle fait 19 morts parmi les combattants de la Résistance et les civils, dont 12 Joinvillais.

En 1971, la construction de l’autoroute de l’Est (autoroute A4) entraîne la démolition de 130 pavillons et plusieurs restaurants avec terrasses en bord de Marne, notamment: quai de la Marne.

En 1987, les studios de télévision (ancien studios de cinéma) de la SFP de Joinville sont fermés et transférés à Bry-sur-Marne.

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